Rome 2013




La FNDLE rencontre le Pape … et quel Pape !!!



La Fraternité Notre-Dame de lEtoile à ROME  :  
 
   8 au 10 juillet 2013


 Ce qu’il y a de fou dans ce monde … c’est ce genre d’aventure !
Le Père Abbé de Fontgombault glisse l’autre jour à l’oreille de la Fraternité Notre-Dame de l’Etoile : « Certainement que le Très Saint Père aimerait voir les jeunes compagnons de l’Etoile à sa messe de 7h ».
Enthousiasmés par l’idée, dans l’heure qui suit, nous allons chercher sur internet un vol-pas-cher.  Le Président de l’Association des Amis de la FNDLE nous encourage !

Et le grand frère de l’un des compagnons, prêtre diocésain qui profite de quelques jours de vacances,  propose d’accompagner la Frat …
Alors nous voilà partis … tous les 7 ! en ce lundi 8 juillet de l’an de grâces 2013






L’arrivée à Rome ne commence pas bien : détournement de l’avion … de l’aéroport de Ciumado vers l’aéroport de Fiumicino pour cause d’orage, mais il en faut plus pour nous décourager : taxi collectif vers chez les Pères Teatins, Corso Vittorio Emanuele II, piazza Vidone. Pluie battante.


Là nous accueille de pied ferme le Père en charge de l’hébergement qui nous fait les recommandations très strictes mais d’usage pour la jeunesse qui constitue le plus gros de sa clientèle : de fait nous serons avec des séminaristes équatoriens, des lycéennes allemandes et les enfants et petits enfants d’une pèlerine française qui arrive tout juste de Turin à pied !
Sans attendre nous allons au Vatican  où nous ne trouvons plus personne – déjà 20h ! -à la fameuse porte de bronze où nous espérions trouver les « billettas » pour la messe du lendemain à la maison Ste Marthe … Après avoir beaucoup déambulé sur la place St Pierre, avoir s’être enquis sans succès auprès du dernier Garde Suisse de faction et du premier Carabinieri de garde de nuit nous décidons de nous diriger vers la première pizzeria venue, puis vers une gelateria qui nous ouvre les bras avant de nous coucher…



Mais il n’est pas nécessaire d’avoir des billets pour espérer,  ni d’avoir un appel de la « Préfecture Pontificale »,  pour persévérer dans notre désir, et le lendemain  matin à 6h nous voilà repartis pour la Maison Sainte Marthe. Une petite lueur d’espoir quand le Garde Suisse de service finit par contacter apparemment un « supérieur hiérarchique » … mais non…  nous devrons nous contenter de prendre notre café matutinal juste sous les fenêtres de la chambre du Pape et sans même réussir à savoir s’il est là ou pas … Mais nous découvrons cette émotion qu’il peut y avoir à être en réelle communion pour une rencontre même si elle n’a pas lieu physiquement ; l’important est d’avoir cherché cette rencontre, d’avoir marché (avec certes l’aide d’un Boeing 737 pour une partie du trajet), de s’être réveillé tôt et d’être là avec toutes nos intentions dans le cœur. Purifiés de toute la vaine satisfaction qu’il y aurait eu à être admis dans la chapelle du Pape. Purification, au fond, bien conforme à cette attention scrupuleuse du Pape Francois à éviter tout « culte de la personnalité ».
Audacieuse comme toujours, Mamily suggère bien que nous avons deux papes dans notre Eglise et que – pourquoi pas – Benedetto serait peut-être lui aussi très heureux de voir les compagnons de l’Etoile. Mais non, pour Benoit XVI non plus, il faudra nous contenter de la communion des saints ! Cela ne nous empêche pas d’invoquer dans notre prière son cousin à qui nous pensons souvent, ce trisomique qui avait en 1940 l’âge des compagnons de l’Etoile et qui avait fait partie de l’effort d’éradication eugénique déjà déployé alors par les nazis. Certainement, qu’au Ciel, il partage notre exultation !
Mais nous avions un autre rendez-vous et une autre messe prévue : l’Abbé Remy fêtait en effet ses 8 ans d’ordination et nous avions demandé pour lui l’autorisation de célébrer la messe à St Pierre de Rome.


Et là, cadeau merveilleux, l’autorisation avait été donnée pour la chapelle Clémentine, là même où il avait célébré sa première messe en juillet 2005, dans cette chapelle des grottes vaticanes aussi appelée chapelle de Saint Pierre car immédiatement située sous le choeur de la basilique actuelle et au dessus de l’endroit où ont été retrouvés en 1950 les restes du tombeau du premier Pape.
Donc ce ne sera pas sa sainteté le Pape François ni Benoit XVI, mais c’est bien Saint Pierre lui-même, ce premier pape de l’histoire de l’Eglise, qui nous accueille.



Et la présence mystérieuse de Saint Pierre nous semble bien tangible dans cette minuscule chapelle – bien entendu presque intégralement recouverte d’or de jade, d’onyx et de marbres précieux– mais cependant si simple et si petite. Les quatre servants de messe ont tout juste la place de se serrer sur les marches de chaque côté de l’autel ; devant l’officiant, sous la pierre d’autel, par une petite ouverture qui rappelle celle de l’autel du Clavaire à Jérusalem ou bien de la grotte de Bethléem, on devine ce qui est l’excavation archéologique et très sainte,  solennellement annoncée en 1968 comme étant le tombeau de Pierre.
Pierre, toi dont l’humanité nous touche tant, toi dont la faiblesse humaine se révèle autant dans les moments de peur et de reniement que dans les enthousiasmes mal venus que Jésus, ton Seigneur, t’a souvent reprochés avec fermeté, tu sembles vraiment être là comme le grand frère de ces jeunes qui expriment avec leur langage si vrai toutes leurs espérances, toutes leurs angoisses, toute leur compassion. Ce sont eux qui expriment la prière authentiquement universelle qui nous bouleverse : rien ni personne n’est oublié et tous ceux qui se sont confiés à notre prière avant notre départ sont bien là : dans les « pauvres et les désespérés que je vois dans la misère des hôpitaux »,  dans  « tous les consacrés et nos vocations que je veux servir Jésus comme un séminariste dans la paroisse  »,          « la France et tous les pays avec Jeanne d’Arc et Don Camillo ! », le monde entier est là présenté pour l’offertoire par la bouche des tout petits.
Voilà ce beau cadeau, cette belle action de grâces, cette belle Eucharistie qui couronna notre court périple à Rome.
Quoi ajouter ? Notre prière devant la tombe de notre cher JPII ? La place Navone avec ses vrais faux automates aux côtés de qui nous nous sommes amplement photographiés ?

Saint Louis des Français ? Le restaurant de l’Eau Vive, où l’humble service des consacrées nous rappelle à notre grand désir, malgré notre lenteur et nos difficultés, de servir nous-mêmes en Fraternité ?

Si ! Nous pouvons ajouter  la mention du parcours du combattant que nous avons brillamment accompli pour faire parvenir au Saint Père tous les petits cadeaux que nous avions préparés pour nous : il fallut encore une fois l’audace de « Mamily », la bienveillance des gardes rapprochés de l’enceinte vaticane, la candide question du garde suisse « Dites-moi juste si ce n’est pas une bombe dans ce paquet cadeau ? », pour pouvoir finalement déposer avec tous les « petits mots de très respectueuse affection » de notre petite Fraternité Notre Dame de l’Etoile, humble ambassadrice des paroisses des confins Berry/Touraine/Poitou et des communautés religieuses avoisinantes  (Fontgombault, Sœurs du Sacerdoce Royal de Marie, Sœurs Ste Jeanne de Lanoue, Petites Sœurs Disciples de l’Agneau, « Petits Gris » et autres communautés à venir si Dieu le veult)




Et voilà comment ce qu’il y a de faible dans le monde, c’est ce que Dieu a choisi pour vous représenter tous et chacun auprès de « nos papes » à Rome !

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