La quatrième pièce des "Compagnons de l'Etoile"

Après "Saint François", "Santo Subito" à propos de JPII
et "La clé du prieur la clé du bonheur", les Compagnons de l'Etoile ont présenté samedi :
"Charles de Foucauld, Prince du Désert".




Dans un environnement splendide, une magnifique salle de théâtre paroissiale dans un bâtiment XVIIème, la pièce a bien durée une heure et demie ... avec quelques flottements, le temps - certes laborieux - de changer de costumes.
Sachez que la scène la plus difficile a été celle de l'assassinat de Foucauld ; les compagnons n'arrivaient pas à simuler la violence ! Seul Thibault - verbalement - a été excellent en clamant avec férocité "Sale PAïen !!!" .... Les autres étant, mal à propos, pris de compassion en voyant leur cher Grégoire, en Charles de Foucauld étendu en bure blanche, les bras en croix avec le coeur de jésus rouge sur la poitrine ...

L'officier élève de Choiseul participe à une petite fête
Quelques aperçus des scènes et des petites vidéos, notamment de l'intermède burlesque (à propos de Mardochée le juif avec qui Charles, explorateur avait parcouru incognito le désert saharien) que vous reconnaitrez sous le titre de "Rabbi Jacob" !


Scène 1 : "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons !"ou "Est-ce l'heure de manger ou de boire, c'est la seule chose importante ?"
Propos de jeunes officiers courageux mais déjà désabusés ...



"Et l'aumonier qui nous a dit que peut-être parmi nous il y a les saints de demain !"
"Moi je ne connais que ce délicieux petit Saint Emilion!"

avec quelques camarades, mais Foucauld n'est toujours pas là ...






Mais parmi les co-locataires de cette charmante garçonnière, il en manque un !

"Allez voir qui a sonné, Marguerite .... à la bolognaise"

"Mais, Monsieur, c'est ... un Monsieur, enfin  un vagabond encadré par deux gendarmes !"

"Vous reconnaissez cet individu ? Le vicomte de Foucauld !!! et vous croyez Mossieu le vicomte que nous n'avons pas assez à faire à surveiller les vrais vagabonds !

"Mais voyez-vous je voulais connaître autre chose que cette vie monotone, car je m'ennuie vous comprenez, je m'ennuie ....








Mais il ne s'agit plus de s'ennuyer quand - tous ensemble et en guise d'intermède burlesque on apprend les "Tactiques d'un gendarme" !







Mais passons à la deuxième scène : Foucauld a été renvoyé de l'armée ; il fait part à Mimi, sa compagne scandaleuse du moment et à cause de qui il a été renvoyé de l'armée, de ses états d'âme : "Je ne veux pas rester toute ma vie entre des draps de lit et un tapis de jeu !"
Et l'attirance du désert, de l'aventure, le vague désir de "servir" et de chercher un sens à sa vie le conduit à partir



Charles est renvoyé de l'armée pour inconduite, notamment pour sa liaison avec la scandaleuse Mimi


... il se décide alors à explorer les déserts africains, en se déguisant en juif errant

Alors il lui faut apprendre les coutumes de ce peuple ...
et notamment les danses traditionnelles


et voici que tous les spectateurs les plus jeunes se joignent aux acteurs !

Dans le désert, Charles de Foucauld est fasciné non seulement par le désert mais par l'exemple des musulmans qui prient avec ferveur.



Et, de retour à Paris, il va demander à l'abbé Huvelin de lui parler de Dieu.
Celui-ci lui propose de se confesser.

Aussitôt, il est retourné, converti et décide de partir comme ermite chez les touaregs.


Il y rencontre un jour un ancien camarade le colonel Laperrine


et toute son escouade qui agite drapeaux et scande des slogans réactionnaires :
"Un père une mère, c'est élémentaire!" ... Rencontre vraiment édifiante !

Les spectateurs sont fascinés ...


Charles de Foucauld est maintenant prêt :
Il s'abandonne à Dieu :





Les spectateurs sont maintenant sidérés : un coup de feu retentit ! Charles de Foucault s'effondre.
"Mon Père, je m'abandonne à Toi"



Tenez, plus tard, en fouillant ses affaires, on a retrouvé cette pensée intime qu’il avait couchée par écrit. Laissez-moi vous la lire : « Pense que tu dois mourir martyr, dépouillé de tout, étendu à terre, nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué … et désire que ce soit aujourd’hui … Considère que c’est à cette mort que doit aboutir toute ta vie. »


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